Été 2022 : la facture des sinistres climatiques est connue

Publié par Quentin Bas Lorant le 07/09/2022 à 14:56 , Mis à jour le 09/09/2022 à 15:09

Florence Lustman a tiré un premier bilan chiffré des intempéries de cet été. Après un premier rapport publié en juillet, la Présidente de France Assureurs a détaillé le reste de la facture dans une interview au Parisien. 

4,3 milliards d'euros de dommages depuis le début de l'année

Tout d’abord, sur les sept premiers mois de l’année, 1,2 million de sinistres liés à un aléa climatique ont été déclarés. A noter que les intempéries et orages du mois d’août (particulièrement sévères en Corse) représentent un dixième de ce total. « Une volumétrie jamais vue par le passé », précise Olivier Moustacakis au micro de RTL Midi. La facture totale des dommages, sur cette même période, s’élève, elle, à 4,3 milliards d’euros, selon FA.

Pour bien comprendre à quel point l’année 2022 a été tristement exceptionnelle, il faut avoir en tête que le coût des catastrophes naturelles sur les cinq dernières années était d’environ 3,5 milliards d’euros par an. Sur les sept premiers mois de l’année uniquement, ce total est donc déjà largement dépassé, alors que se présente, entre septembre et décembre, la période des inondations et des tempêtes se présente.

Réchauffement climatique + inflation = facture en surchauffe

Pour la Présidente de FA, reconduite à son poste en juin, cet alourdissement de la facture est due à deux principales raisons : des aléas climatiques plus fréquents et plus dévastateurs, et une inflation qui fait grimper le coût des réparations. Au micro de RTL, Olivier Moustacakis prend l’exemple des tuiles, dont le prix a augmenté de 30% cette année. Rembourser la réparation d’un toit devient ainsi plus chers pour les assurés et les assureurs.

Mais au-delà de ce contexte d’inflation, ce qui inquiète le syndicat professionnel, ce sont les perspectives. Selon l’étude menée en fin d’année dernière par France Assureurs, la sinistralité liée aux catastrophes naturelles devrait augmenter de 93% d’ici à 2050 (selon le scénario le plus pessimiste du GIEC).

Avec des sinistres toujours plus coûteux et fréquents pour l’assureur, il fait peu de doute que le tarif du contrat associé (l’assurance habitation ou MRH) grimpera lui aussi. Depuis 2010, la recrudescence des aléas climatiques a déjà fait augmenter les primes de 33%.

Pour se préserver de hausses importantes, Florence Lustman préconise notamment de miser sur la prévention. En partenariat avec le ministère de l’Intérieur, une journée dédiée pourrait voir le jour (baptisée « Journée nationale de résilience pour la prévention des risques naturels »). Il convient aussi d’insister sur certaines obligations qui ne sont pas ou peu appliquées, comme le débroussaillement pour éviter la propagation des feux. 

Enfin, pour échapper à l'inflation des tarifs, il est également conseillé d'effectuer une comparaison d'assurance habitation et de mettre régulièrement son contrat en concurrence. 

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